Les vacances d’hiver sont arrivées, et avec elles le temps du retour. Profitons de ce congé pour suivre ensemble la série « Carnets de retour » proposée par les étudiants de l’Université de Communication de Chine. À travers leurs pas, ils arpentent le vaste territoire du pays ; à travers leur regard, ils observent les métamorphoses de leurs villes natales ; à travers leur sensibilité, ils perçoivent les battements de l’époque. Par l’écriture et par l’image, ils racontent les histoires vivantes et singulières de leurs terres d’origine.
Ma ville natale est Mianyang, dans la province du Sichuan, réputée comme « lieu de naissance de Li Bai » et unique « Cité chinoise des sciences et technologies ». Des paysages naturels de Pingwu, devenus viraux grâce aux vidéos de Li Ziqi, à l’apparition du temple Bao’en de Mianyang dans le jeu Black Myth: Wukong, le charme de ma terre natale dépasse depuis longtemps les frontières de mes souvenirs.
À l’occasion de ces vacances d’hiver, je suis retourné arpenter ses rues et ruelles, savourant avec attention la vitalité nouvelle que cette ville déploie dans son élan de modernisation.
Saveur culturelle : hériter de la veine poétique et transmettre un grand esprit

Il y a plus de mille ans, le Poète-Immortel Li Bai quitta sa terre natale de Mianzhou (aujourd’hui Mianyang), laissant derrière lui l’élan héroïque de ce vers célèbre : « Levant la tête vers le ciel, je pars dans un grand éclat de rire. » La continuité littéraire ne s’est jamais interrompue depuis.

De retour aujourd’hui, je flâne dans la tour Yuewang, évoquée par Li Bai dans ces vers : « Un temple perché dans la montagne semble s’élever à cent pieds ; la main tendue, on croirait pouvoir y cueillir les étoiles. » La culture de Leizu, les traditions du royaume de Shu Han des Trois Royaumes, la culture de Wenchang — toutes se mêlent et irriguent l’attachement des habitants de Mianyang à la littérature et à la droiture.

Témoin direct du séisme de Wenchuan en 2008, je n’oublierai jamais la résilience de cette terre. L’esprit de la lutte antisismique — « unité et solidarité, courage face aux difficultés, persévérance indomptable, primauté de l’humain et respect de la science » — s’est enraciné ici et continue d’être transmis.
Plus de dix ans après la catastrophe, en foulant la terre du nouveau Beichuan, la mélodie de Youjian Beichuan Mei (« Beichuan renaît dans sa beauté ») semble murmurer la foi inébranlable d’un peuple qui ne cesse de se dépasser.

Saveur écologique : accueillir les dons de la nature et bâtir une ville où il fait bon vivre

« Les eaux du Fu enlacent les montagnes ; une brume légère flotte sur les arbres de Mianzhou. » À l’occasion du Nouvel An, se promener en famille sur les sentiers urbains, contempler les montagnes illuminées et sentir la brise du fleuve, c’est comprendre l’engagement de Mianyang pour une « ville écologique » : faire coexister harmonieusement l’homme et la nature, et offrir à cette cité millénaire une vitalité durable au cœur des montagnes verdoyantes.


Sa situation géographique singulière façonne sa beauté naturelle. Située dans la zone de protection écologique en amont du Yangtsé, elle abrite des paysages remarquables tels que le grand canyon de Huya, la réserve naturelle nationale de Wanglang ou le lac Xianhai, dessinant un tableau idéal pour vivre et voyager.
Mianyang est également une zone clé nationale de protection de la biodiversité : on y recense 160 espèces animales et 79 espèces végétales protégées au niveau national. Près d’un quart des pandas géants sauvages du monde y vivent, ce qui lui vaut le surnom de « première ville du panda géant ». La base de Mianyang du Centre chinois de recherche et de protection du panda géant est en cours d’achèvement.
Saveur du quotidien : la chaleur des nouilles de riz et le parfum du savoir-faire

La « fumée des cuisines » qui s’élève des rues et ruelles est le battement chaleureux de la ville. Ce bol de nouilles de riz n’est pas seulement un petit-déjeuner rassasiant : c’est, pour celui qui revient au pays, la première bouchée qui confirme l’appartenance. Fines comme des fils de soie, les nouilles plongent et replongent trois fois dans le bouillon d’os, avant d’être nappées d’un hachis de bœuf fondant et parfumé. Comment ne pas dire que c’est « ba shi » — tout simplement délicieux !

Du poulet Taibai aux saveurs exquises aux galettes croustillantes de Zitong, des saucisses et viandes fumées de Beichuan au hotpot traditionnel qiang partagé autour du foyer… Chaque goût est une mémoire vivante de la ville, fruit d’un savoir-faire transmis depuis des siècles. Ensemble, ils composent la carte gustative de Mianyang. La saveur suprême est celle du quotidien, et le quotidien le plus authentique se trouve toujours dans la fumée des cuisines de la terre natale.
Mesurer la terre de ses pas, c’est en découvrir l’immensité ; sentir avec son cœur, c’est percevoir le pouls de son époque. Voyageur ou enfant du pays, chacun trouve à Mianyang une étreinte solide, faite de force technologique et de romantisme quotidien. Puissions-nous, guidés par la permanence de notre héritage culturel et par la lumière de l’innovation, retrouver l’élan de notre départ, afin que chaque voyage nous donne davantage de force.
Artcle traduit par un grand modèle de langage.
(Editor: Yao Jiamin)






